INTERVIEW « LA REINE DU DIABLE ROUGE »

Donzère Avril 2026

fas fa-microphone-lines

Interview réalisée par Amandine lors de l'évènement « Vive le Printemps » et « Le salon du Goût » à Donzère (Drôme), le dimanche 19 avril 2026.


NOTA : Si vous le souhaitez, une version écrite est accessible sous la vidéo.
 

Présentateur

 

Allez, votre attention, si vous voulez. Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue à ce Marché de Printemps. Si vous venez de nous rejoindre, toute l'équipe du comité des fêtes vous souhaite évidemment la bienvenue. Vous avez bien fait d'entrer dans la salle parce qu'il y a également des exposants à l'intérieur. Et puis, la chance cette année, pour la deuxième année, je crois, consécutive, d'accueillir des auteurs, des écrivains locaux qui sont venus partager leurs passions et leurs œuvres. Et c'est Amandine, qui va interviewer M. Gapdy.

JCG

Jean Christophe pour les intimes.

Présentateur

Voilà, pour les intimes. Et voilà Amandine qui va vous réaliser cette interview. Merci de votre attention. Si vous êtes intéressé, soit par l'homme, soit par son œuvre, merci de votre attention.

JCG

Pour l’homme, j'ai passé l'âge, mais c'est pas grave…

Amandine

Pour commencer, bonjour. Est-ce que vous pouvez vous présenter et parler brièvement de votre parcours d'écrivain ?

JCG

Alors, bonjour. Je me présente, je m'appelle Jean Christophe Gapdy. Je commence à ne plus être jeune, parce que j'ai dépassé les 60 ans. Mon parcours d'écrivain, j'ai commencé à écrire quand j'avais 13 ans, mais j'ai cherché à être édité uniquement ces dernières années. Mon premier livre est sorti en 2015, mon premier roman en 2018, et je sors au mois de juillet de cette année, le 19e.

Amandine

Ok.

JCG

Oui, je n'ai pas fait exprès.

Amandine

Comment vous est venue l'idée d'écrire cette œuvre, « La Reine du Diable Rouge » ?

JCG

Alors, c'est venu de manière très amusante. En fait, je participais à un concours de nouvelles et j'avais proposé une nouvelle d'un enquêteur. Tout se jouait sur la non-humanité de cet enquêteur. C'était un androïde. Et je jouais sur le fait que la plupart des gens croyaient qu'il s'agissait d'un humain jusqu'à la dernière ligne, pratiquement. Donc, c'était un jeu. Et quand j'ai fini cette nouvelle – j'ai gagné le concours sur cet épisode – j'ai un ami avec qui on a écrit des livres qui m'a dit « Continue ! » et « la Reine du Diable Rouge » est née à ce moment-là de cette première nouvelle.

Amandine

J'allais vous dire comment vous avez imaginé le personnage, mais du coup, vous avez un petit peu répondu à la question. Est-ce que vous avez créé les personnages via votre inspiration, ou c'était inspiré de personnes réelles ?

JCG

Dans « La Reine du Diable Rouge », presque tous les personnages sont inventés, il y a une marginalisation, sauf deux – mais ça je ne dis pas lesquels – qui eux font référence effectivement à des personnes que je connais et que j'apprécie.

Amandine

Selon vous, les technologies que vous décrivez, est-ce que vous pensez qu'un jour elles pourraient exister dans la vraie vie ?

JCG

Ça c'est une bonne question. Franchement, non. Il y a peu de chance. Alors il y a certaines, oui, qui existent plus ou moins. Mon premier recueil de nouvelles SF faisait référence à tout un tas d'éléments de recherche scientifique et technologique qui maintenant existent, ont vu le jour. Mais il y en a certaines auxquelles je ne crois pas trop, je ne vais pas dévoiler ce qu'il y a dans le livre, mais il y a des technologies de transfert de mémoire… ce n'est pas possible, tel que c'est fait, on a encore beaucoup à attendre avant d’y parvenir. Par contre, les petits insectes que le détective utilise pour espionner, ça, oui, ça existe déjà, ça se fait. On a même des serpents, des millepattes qui vont fouiller des décombres pour retrouver des personnes disparues ou aider à en sauver durant les fouilles. Ça commence à exister.

Amandine

Ah, ok ! Ce que je me suis dit, c'est dingue d'avoir imaginé ça.

JCG

Amandine

JCG

Oui, on avait déjà des prémices. On commençait à en parler un petit peu.

Les loups et les cafards…

Oui, là, je suis allé plus loin.

Amandine

Est-ce qu'il y a une scène ou un passage que vous préférez dans le livre et pourquoi ?

JCG

Sans trop en dévoiler du coup. Alors, ce n'est pas vraiment une seule scène. C'est surtout lié à un personnage qui s'appelle Miss Xiãn Xiãn, qui fait référence tout simplement à Miss Ylang-Ylang de Bob Morane. C'est un souvenir de quand j'étais gamin, qui m'avait marqué. C'est un personnage que j'adorais. Je l'ai donc « reproduite » dans l'histoire, en hommage. Et lorsque Mis Xiãn passe du statut d'adversaire au statut d'amie, d'une certaine manière, c'est ma scène préférée, effectivement, où elle change de statut pour le détective.

Amandine

C'était surprenant d'ailleurs.

JCG

Du coup, il y a un nouveau roman qui va sortir prochainement.

Amandine

Alors, oui, j'allais vous poser la question : travaillez-vous actuellement sur un nouveau projet ?

JCG

Alors, il y a un nouveau roman, enfin un recueil d'histoires qui sort au 1er juillet, qui explique toute la... l'apparition de Miss Xiãn Xiãn, qui est un des personnages principaux de la Reine du Diable Rouge. Au mois de juillet, je révèle comment elle a grandi, d'où elle vient, toute son histoire qui fait qu'elle est devenue espionne pour une organisation. Mais pour l'instant, en termes de projets, je fais une petite pause parce que ces derniers temps, j'ai quand même sorti deux livres par an. Je vais prendre quelques mois. Mais j'ai plein de projets. J'ai de quoi écrire et j'ai des idées et des scénarios.

Amandine

Et vos idées, elles viennent selon un plan précis ou c'est au fil de l'histoire quand vous écrivez, en fait, que ça vous apparaît ?

JCG

Alors, ça dépend des romans. J'ai des romans, toute la série de SysSol, qui s'appelle « Les gueules des vers » sur les voyages dans l'espace et dans le temps. Là, je fais des plans parce que le voyage dans le temps, ça suppose d'être cohérent, de ne pas faire d'erreurs. Donc, j'ai toute une timeline qui est décrite. Sinon, je suis plutôt... On dit qu'il y a deux types d'écrivains : les jardiniers et les architectes. J'avoue que je suis plutôt le jardinier qui, un peu au hasard, regarde ce que ça donne au fur et à mesure. En fait, je vis mes personnages et les scènes et je les écris à ce moment-là. Ce n'est pas « je réfléchis 15 mois à l'avance ». Par contre, il m'arrive de partir en balade et, dans ma tête, d'avoir la solution d'une scène, comment l’écrire, en balade ou en me couchant. Mais je ne prends pas de notes, je n'ai pas besoin, ça vient et je m'en rappelle.

Amandine

En tout cas, il y avait énormément de rebondissements dans ce roman. J'ai été surprise plus d'une fois.

JCG

C'était l'objectif, effectivement.

Amandine

Parfait, alors je n'ai plus de questions. Merci beaucoup.

JCG

Merci. Pour l'instant, il y a trois enquêtes avec Gérulf. La deuxième, « Un cerveau d’yttrium », est sortie il y a déjà quelques années. La troisième, « Le faucon de Malta-City » vient de sortir l'année dernière. Puis, il est vraisemblable qu'il y en ait une quatrième qui fera réapparaître un personnage important de « la Reine du Diable Rouge ». On s'est mis d'accord avec l'éditeur.

Amandine

Merci.

JCG

Merci à vous.

LRDDR.png

Pour en savoir plus sur « La Reine du Diable Rouge », 1ère enquête des Gerulf, suivez ce lien.